Allocution d’Alain Avello apportant le parrainage du Collectif Racine au Collectif Marianne (VIDEO)

Allocution d’Alain Avello apportant le parrainage du Collectif Racine au Collectif Marianne (VIDEO)

Le Collectif Racine, le rassemblement des enseignants patriotes, a apporté son parrainage, par la voix d’Alain Avello, secrétaire général, au Collectif Marianne, le porte-voix de la jeunesse patriote, à l’occasion de sa conférence de lancement qui s’est tenue, en présence de Marine Le Pen, samedi 8 mars 2014, au Forum Grenelle (5 rue de la Croix Nivert, Paris 15e) :

Vidéo de l’allocution :

 

 

Texte de l’allocution :

Chère Marine,

Chers membres-fondateurs du Collectif Marianne,

Chers amis,

 

C’est un grand honneur, mêlé de plaisir et d’enthousiasme que de participer, à vos côtés, aux côtés de nos jeunes, à cette conférence inaugurant leur collectif :

le Collectif Marianne, porte-voix de la jeunesse patriote !

Chacune de leurs interventions a démontré, s’il en était besoin, l’étendue de leurs talents, talents décuplés par la fougue de la jeunesse et par la conviction légitime qui est la leur de frayer, en ce jour, une voie,

D’ailleurs le sentiment que, sans nul doute, nous partageons après les avoir entendus, est celui, rassérénant, d’une jeunesse qui, bien loin de l’individualisme jouisseur et vide auquel l’on voudrait la condamner, est, au contraire, une jeunesse qui se lève, une jeunesse prête à prendre en mains son destin collectif, ce destin qu’elle sait indissolublement lié à celui de son pays, notre patrie, la France !

En ces moments, où la geste qu’ils se préparent à accomplir force déjà l’admiration, je me rappelle, bien sûr, cette autre conférence de lancement, celle du 12 octobre dernier, qui s’était tenue non loin d’ici, conférence par laquelle nous inaugurions, avec Marine Le Pen, le Collectif Racine, le rassemblement des enseignants patriotes.

Marine avait alors, à l’occasion de son discours de clôture, évoqué des initiatives qui seraient prises bientôt pour faire entendre, dans le monde étudiant, une autre voix…

Ce jour est donc venu !

Et c’est avec la plus grande fierté, donc, et, tout aussi bien, avec la plus grande foi dans l’avenir, que j’apporte, devant vous tous réunis, le parrainage du Collectif Racine au Collectif Marianne, et que je lui adresse, au nom des enseignants patriotes que nous rassemblons et que je représente ici, tous mes vœux de réussite !

Outre que se produit aujourd’hui une résonnance entre deux aventures collectives, entre deux sursauts patriotes, il existe, entre nos deux collectifs, une synergie naturelle :

En premier lieu, cette synergie tient au fait que nous jetions un pont générationnel :

Associés ensemble au Rassemblement Bleu Marine, nous trouvons notre impulsion et notre justification communes dans le très large rassemblement, justement, qu’il opère.

Car, au Rassemblement Bleu Marine, « nous sommes le peuple ! nous sommes la France ! », s’il m’est permis de faire écho aux propos que je tenais récemment à la Manufacture de Nantes,

« Nous sommes le peuple ! nous sommes la France ! », car nous rassemblons le peuple de France dans la pluralité de ses composantes : composantes sociales, d’origines et, aussi, donc, générationnelles.

Si le Front National de la Jeunesse qui est largement représenté aujourd’hui et auquel je tiens aussi à rendre hommage, est désormais le premier mouvement politique chez les jeunes, le Rassemblement Bleu Marine, quant à lui, après avoir permis que se regroupent les enseignants patriotes, poursuit sa logique, en favorisant à présent l’avènement d’un collectif étudiant, qui a vocation à rassembler l’avant-garde éclairée de la jeunesse patriote.

Ainsi, en pleine adéquation avec l’esprit qui inspire ces collectifs et leur fournit leur raison d’être,

- cette jeunesse éclairée pourra-t-elle faire entendre sa voix, une voix qui portera en prenant toute sa place dans l’espace public,

- elle analysera la condition commune de ses membres, étudiants des universités et des grandes écoles, qui subissent eux aussi la mondialisation sauvage et le recul corrélatif des Nations,

- et elle pourra surtout avancer des propositions, d’autant plus concrètes que nourries du réel, en vue d’une réhabilitation de la condition étudiante et du redressement de l’Enseignement supérieur.
On le voit bien : outre la colonne vertébrale qu’ils partagent, nos deux collectifs ne pourront que s’enrichir de leur complémentarité !

Alors oui, un pont générationnel vient d’être jeté et, au titre de leur synergie naturelle, étudiants et enseignants patriotes travailleront désormais de concert !

Mais si nos deux collectifs sont en synergie naturelle, c’est aussi parce qu’ils ont en commun le sens aigu de l’intérêt général :

Ni le Collectif Racine, ni le Collectif Marianne, nous l’avons plusieurs fois affirmé, n’ont vocation à devenir des syndicats, même si, en tant que forces qui ne peuvent que compter dans le cadre de l’Ecole et de l’Université, les syndicats enseignants et étudiants sont par nécessité au nombre de nos interlocuteurs.

Mais, un syndicat n’a d’autre fonction que de défendre les intérêts particuliers de ses mandants, alors que la nature de notre engagement commun est, en revanche, profondément politique.

Ce pourquoi nous incarnons ensemble, au titre de l’intérêt général, une volonté de redressement de l’Ecole comme de l’Enseignement supérieur, qui ne pourra intervenir que par le haut : par la volonté politique qui restaurera l’Etat comme condition et moyen de ce redressement !

Et c’est parce que ce sens de l’intérêt général oriente notre engagement politique que nous nous trouvons les uns comme les autres, face à une mission qu’il nous incombe de remplir.

Il est à cet égard particulièrement significatif que le premier collectif ayant vu le jour ait été un rassemblement d’enseignants, tant ce milieu professionnel semblait fermé aux idées patriotes.

Le Collectif Racine, dans le prolongement de la démarche initiée par Marine Le Pen dès septembre 2011, démarche visant à dissiper un malentendu ancien et à tendre la main aux enseignants, a entrepris de démontrer le contraire !

Et il est apparu que nous répondions à des attentes, attentes que l’espoir semblait, depuis longtemps, avoir quitté ; il est apparu que nombre d’enseignants, naturellement soucieux de l’avenir des enfants et des jeunes que la Nation leur confie, ne pouvaient que reconnaître le bon sens et le bien-fondé des analyses que nous faisons du déclin que connaît depuis longtemps déjà notre système d’enseignement.

Ainsi la pénétration de nos idées, dans un milieu professionnel qui leur était traditionnellement l’un des plus fermés, a bel et bien débuté, et le mérite nous en revient pleinement !

Certes, nous nous heurtons et continuerons de nous heurter à des résistances idéologiques, mais les sympathies se font de moins en moins tacites et de plus en plus nombreuses, et toujours plus nombreux sont aussi les collègues qui nous rejoignent !

Nous remplissons là une mission, dont il ne s’agit pas ici que d’évoquer les étapes parcourues et les avancées, mais qui est bel et bien en voie d’accomplissement !

Sans doute la tâche de nos jeunes amis du Collectif Marianne sera-t-elle plus facile, compte tenu du fait que les résistances idéologiques sont moindres parmi les étudiants qu’elles ne le sont chez les enseignants.

Mais réjouissons-nous ensemble de ce que les succès qu’ils remporteront seront d’autant plus grands et rapides !

Et nous tenons d’ailleurs à leur disposition une méthodologie qui a donc déjà fait ses preuves !

Puisse donc, au titre de ce sens que nous partageons de l’intérêt général et qui nourrit la conviction et la détermination de notre engagement commun, puisse notre synergie se faire pleinement efficiente !

Plus fondamentalement encore, la synergie qui unit le Collectif Racine et le Collectif Marianne réside dans le fait que nous partageons une même double ambition :

- une ambition inaltérable pour la France, dont nous ne doutons pas un seul instant, pour autant qu’elle en recouvre les moyens, qu’elle ait encore un rôle de premier plan à jouer sur la scène mondiale,

- et une ambition non moins grande pour son système d’instruction et de formation, dont nous déplorons amèrement le déclin.

Nous sommes ainsi indéfectiblement attachés au principe et aux exigences méritocratiques, de même que profondément patriotes :

Méritocratie et patriotisme, voilà les principes qui fondent toute notre ambition !

Et j’ai pris connaissance avec la plus grande attention et le plus vif intérêt du « texte fondateur » que nos amis du Collectif Marianne ont rédigé, texte tout entier placé sous le signe de ces deux grands principes !

Le Collectif Racine a entrepris de mener, depuis ses origines, un travail de fond consistant à analyser l’ensemble des dysfonctionnements qui, de la maternelle à l’Université, compromettent le système français d’enseignement.

Car l’Université, elle aussi, va mal !

Si demeurent quelques universités d’excellence, beaucoup d’autres se trouvent dans un état déplorable, et j’en parle d’expérience pour y avoir enseigné !

Alors oui, et nous en sommes entièrement d’accord, l’Université, comme l’ensemble de notre système d’enseignement, doit être refondée sur le principe du mérite, c’est-à-dire de la sélection juste.

Il en va de la réussite individuelle des étudiants comme de l’avenir de la Nation !

Car c’est bien, vous avez raison, sous le prétexte dogmatique et purement idéologique de proscrire toute sélection, fût-elle juste, qu’on a favorisé une massification conduisant au nivellement par le bas et à une dépréciation généralisée des diplômes universitaires.

Oui, nous en sommes aussi totalement d’accord, il est essentiel de préserver la spécificité des classes préparatoires aux grandes écoles, de sorte à maintenir leur complémentarité avec l’université !

Et le Collectif Racine s’est opposé, à la fin de l’année dernière, au projet de Vincent Peillon qui, à travers le statut des professeurs qui y enseignent, prétendait attenter aux Classes préparatoires, l’un des derniers bastions, pourtant, de l’élitisme républicain… Nous avons été l’un des fers de lance de ce combat gagnant !

Oui, nous en sommes encore absolument d’accord, l’autonomie croissante des universités, et leur régionalisation ont été le vecteur de leur soumission à la mondialisation sauvage, comme le démontre si bien notre éminent collègue, Gilles Lebreton.

Aussi faut-il recentraliser l’administration de l’Enseignement supérieur comme de l’Education nationale pour que le système français d’enseignement maintienne ses spécificités et renoue avec l’excellence, dans l’intérêt individuel des étudiants, comme dans celui, collectif, de la Nation !

Nous le voyons : nous ne manquerons pas de nous retrouver, en synergie complète, sur l’ensemble de ces sujets essentiels, et sur bien d’autres encore !

Car, profondément patriotes, profondément amoureux de la France et de son peuple, étudiants rassemblés au sein du Collectif Marianne et enseignants du Collectif Racine, nous voulons que l’enseignement scolaire et supérieur renouent avec l’excellence pour que la France se retrouve, pour que vive la France !

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